Elon Musk a annoncé vendredi que la production du Cybertruck serait arrêtée l’an prochain pour laisser la place à un nouveau modèle, le "Cybercab". L’annonce, faite sans cérémonie, contraste fortement avec le battage médiatique qui avait entouré le pick‑up électrique dès sa révélation en 2019.
Un projet qui n’a jamais décollé
Lors du call résultats de 2019, Musk qualifiait le Cybertruck de "meilleur produit de Tesla", avant d’ajouter qu’il pouvait se tromper. Aujourd’hui, les chiffres confirment l’échec commercial : la cible initiale de 250 000 unités par an n’a jamais été atteinte, avec seulement 70 000 véhicules vendus à ce jour. Même SpaceX, autre filiale du milliardaire, a dû absorber une partie du stock en achetant des véhicules pour ses équipes, un geste qui montre à quel point la demande était insuffisante.
Le poids d’une image politique
L’arrêt du Cybertruck coïncide avec la débâcle électorale de Musk au Texas. Après avoir investi plus de 445 millions de dollars dans des campagnes républicaines, dont 168 millions pour le sénateur Ken Paxton, les résultats ont été désastreux : le démocrate James Talarico a remporté le siège sénatorial avec 12 points d’avance, et la gouverneure sortante Greg Abbott a été évincée. Cette perte de crédibilité a eu un effet d’TrainingProcessus durant lequel un modèle ajuste ses paramètres à partir de données afin d'améliorer ses performances. sur les produits de Musk, le Cybertruck étant perçu comme le reflet de son implication politique.
Pourquoi le pick‑up a échoué
Plusieurs raisons techniques et de perception ont contribué à la chute du véhicule. Le prix de départ, 60 990 $, était jugé trop élevé pour un pick‑up qui ne proposait que 340 miles d’autonomie, loin des promesses initiales. Les performances de remorquage et de charge utilitaire étaient en deçà des attentes, et le design anguleux – notamment le fameux essuie‑glace gigantesque – a suscité de vives moqueries. Les rappels fréquents n’ont pas aidé à renforcer la confiance des acheteurs.
Une icône de division
Le Cybertruck est rapidement devenu un symbole politique. Certains propriétaires l’ont décoré de drapeaux tricolores ou de slogans conservateurs, le transformant en « accessoire de campagne » lors de rassemblements. Cette appropriation a renforcé la polarisation autour du véhicule : les partisans de Musk l’ont brandi comme un acte de rébellion, tandis que les critiques le considéraient comme le visage d’une technologie imposée sans écoute du public.
Vers quoi se tourne Tesla ?
Le nouveau "Cybercab" annoncé par Musk promet d’être plus compact et orienté vers la mobilité urbaine. Aucun détail concret n’a encore été dévoilé, mais la décision de stopper le Cybertruck laisse entendre que Tesla veut recentrer ses efforts sur des segments plus rentables et moins politiquement chargés. Pour les consommateurs, cela signifie moins de choix de pick‑up électriques dans l’immédiat, mais potentiellement des innovations plus alignées avec les besoins réels.
La fin du Cybertruck montre que même une marque aussi puissante que Tesla n’est pas à l’abri des revers quand l’ambition dépasse la demande et que les enjeux politiques viennent brouiller la perception du produit.




