Le 6 novembre, la société Asimov a présenté Asimov 1, un robot humanoïde vendu sous forme de kit. Avec 1,2 mètre de haut, 35 kg et 25 articulations motorisées, il se situe entre les petits projets de bricolage et les plateformes industrielles coûteuses. L’idée centrale est de proposer une machine dont chaque composant peut être remplacé ou modifié, que ce soit le châssis, les capteurs ou le logiciel embarqué.

Une plateforme pensée pour la modularité

Le kit repose presque exclusivement sur des pièces que l’on trouve dans le commerce : moteurs, cartes électroniques, capteurs standards. Cette approche vise à réduire la dépendance aux pièces propriétaires, souvent difficiles à obtenir et coûteuses à remplacer. En pratique, un laboratoire ou un atelier peut commander les éléments séparément, les stocker et les échanger selon les besoins de l’expérimentation.

Hardware et spécifications

Asimov 1 dispose de 25 articulations motorisées, ce qui le place dans une catégorie plus simple que les bras robotiques industriels à dizaines de degrés de liberté. Cette sobriété permet de limiter le nombre de points de panne et, par conséquent, les coûts de maintenance. Le robot mesure 1,2 m, une taille qui reste maniable dans un espace de travail typique. Le fabricant n’a pas encore communiqué de données sur la capacité de charge, l’autonomie batterie ni la vitesse de marche, ce qui rend difficile toute comparaison directe avec des solutions destinées à la logistique ou à la production.

Le logiciel ouvert, un vrai atout

Le kit est accompagné d’un SDK ouvert, d’une documentation détaillée et de modèles de simulation. Le SDK permet de piloter les articulations, d’ajouter des capteurs ou d’expérimenter des algorithmes de perception et de contrôle. Les modèles de simulation offrent la possibilité de tester virtuellement des scénarios avant d’utiliser le matériel réel, ce qui réduit les risques de dommages physiques. Cette philosophie rejoint la tendance grandissante de la robotique open source, où la reproductibilité et le partage d‑implémentations sont considérés comme des facteurs clés de progression.

Les défis de l’ouverture

Proposer un robot en kit ne garantit pas immédiatement une communauté active. La réussite dépendra de la clarté de la documentation, de la disponibilité continue des pièces et de la fréquence des mises à jour logicielles. Le support fourni aux premiers constructeurs sera également décisif : un problème d’assemblage non résolu rapidement peut décourager les utilisateurs moins expérimentés. Enfin, la licence sous‑jacente doit rester permissive pour que les améliorations puissent être redistribuées sans contraintes juridiques.

Les premières livraisons d’Asimov 1 sont prévues dans les prochains mois. Leur réception par les laboratoires de recherche et les hobbyistes technophiles donnera le premier vrai indicateur de la viabilité d’une plateforme humanoïde réellement modifiable.

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