DoorDash a ouvert, depuis moins d’un mois, un accès standardisé aux tiers via son MCPProtocole ouvert permettant de connecter des applications d'intelligence artificielle à des outils et à des sources de données externes. (MCP). L’idée : permettre à des assistants virtuels de passer des commandes sans que l’utilisateur ne touche l’application. En pratique, les premiers chiffres restent modestes : quelques centaines de commandes générées par des agents externes sur près d’un milliard de livraisons réalisées au troisième trimestre 2026, selon le PDG Tony Xu.
Un accès encore limité
Le connecteur MCP fonctionne comme une porte d’entrée ouverte, mais il n’est pour l’instant disponible que pour un petit groupe de partenaires en phase bêta. La plupart de ces tests concernent la simplification des repas d’entreprise, où un robot peut commander plusieurs plateaux en quelques clics. Pour les utilisateurs individuels, l’agent doit encore passer par une interface web supplémentaire, ce qui freine l’adoption.
L’offre interne de DoorDash
DoorDash ne compte pas uniquement sur les tiers. Depuis l’été, la société propose la fonction Ask DoorDash, capable de créer un panier à partir d’une photo de recette ou d’une description vague comme « dîner pour quatre ». Les statistiques internes, non détaillées, indiquent que les paniers créés via cet outil sont cinq fois plus rapides à composer, affichent une valeur moyenne 50 % supérieure et contiennent 60 % d’articles différents par rapport aux commandes classiques. Environ la moitié de ces commandes poussent les clients vers des restaurants qu’ils n’avaient jamais essayés, favorisant la découverte locale.
Pourquoi l’adoption reste timide
Le PDG rappelle que les agents Intelligence artificielleEnsemble de techniques permettant à des machines d'accomplir des tâches nécessitant habituellement certaines capacités humaines, comme la reconnaissance, la prédiction ou la prise de décision. sont plus pertinents pour des achats nécessitant une réflexion longue, comme l’achat d’une voiture ou la planification d’un voyage. Commander un repas, en revanche, reste un acte impulsif où l’utilisateur se tourne directement vers l’application. Cette différence de friction explique pourquoi les commandes automatiques restent marginales pour le moment.
Vers une généralisation future ?
Si l’on compare à l’histoire de la commande en ligne, les débuts peuvent sembler lents. En 1994, Pizza Hut testait déjà la prise de commande sur internet, alors que aujourd’hui plus de la moitié de ses ventes provient du web. DoorDash pourrait connaître un chemin similaire : les premiers chiffres restent faibles, mais l’intégration d’agents IA pourrait se normaliser à mesure que les plateformes simplifieront les flux et que les consommateurs gagneront en confiance.
Tony Xu conclut avec une mise en garde : « Vous ne devez jamais vouloir combattre la gravité, mais il ne faut pas non plus se voiler la face ». En d’autres termes, les promesses sont là, mais la réalité s’impose encore à un rythme prudent.
À suivre, les prochains mois seront révélateurs : la disponibilité du MCP à plus grande échelle, l’élargissement du panel de restaurants et l’évolution des assistants virtuels pourraient TransformerArchitecture de réseau neuronal reposant notamment sur des mécanismes d'attention pour traiter des séquences de données. la simple commande de repas en une tâche entièrement automatisée.





