Le 6 novembre 2026, Reuters a annoncé qu’OpenAI avait levé 11 milliards de dollars lors d’une première clôture d’une levée de fonds dont la valorisation globale s’élèverait à 1,25 billion de dollars. Cette étape représente la première partie d’un tour qui devait initialement atteindre jusqu’à 30 milliards, mais la cible a été revue à la baisse. Parmi les nouveaux investisseurs, on retrouve SoftBank et MGX, qui étaient déjà présents dans le capital de l’entreprise.

Un marché qui se refroidit

Le financement intervient après une période de désenchantement des investisseurs envers les valorisations des acteurs de l’Intelligence artificielleEnsemble de techniques permettant à des machines d'accomplir des tâches nécessitant habituellement certaines capacités humaines, comme la reconnaissance, la prédiction ou la prise de décision.. Par exemple, les prévisions de valorisation d’Anthropic pour son introduction en bourse sont tombées à environ 1,5 billion de dollars, bien en dessous des 2 billion attendus précédemment. Cette révision du sentiment se répercute naturellement sur les ambitions d’OpenAI, qui a ajusté son objectif à 1,25 billion au lieu des 1,5 billion visés au départ.

Un historique de levées de fonds déjà impressionnant

En mars 2026, OpenAI avait annoncé la clôture d’un tour de financement de 122 milliards de dollars, avec une valorisation post‑money de 852 milliards. Ce tour était soutenu par Amazon, NVIDIA et SoftBank, avec la participation continue de Microsoft. D’autres acteurs comme a16z, D.E. Shaw Ventures, TPG et T. Rowe Price ont également co‑animé le financement. OpenAI avait alors ouvert la porte à des investisseurs individuels via des canaux bancaires, recueillant plus de 3 milliards de dollars, et avait étendu sa facilité de crédit renouvelable à environ 4,7 milliards, restant non mobilisée à ce moment.

Des besoins d’infrastructure qui restent colossaux

Le même communiqué de mars a détaillé l’échelle opérationnelle d’OpenAI : l’entreprise générait 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires mensuel, avec plus de 40 % de ce revenu provenant de clients entreprises. OpenAI prévoyait d’atteindre la parité entre les revenus des entreprises et ceux des consommateurs d’ici la fin 2026. Le nombre d’utilisateurs actifs hebdomadaires de ChatGPT dépassait 900 millions, et le service comptait plus de 50 millions d’abonnés. Pour soutenir cette activité, la société s’appuie sur un réseau diversifié de partenaires cloud (Microsoft, Oracle, AWS, CoreWeave, Google Cloud) et sur une stratégie de puces variées (NVIDIA, AMD, AWS Trainium, Cerebras, ainsi qu’une puce co‑développée avec Broadcom). Cette pluralité d’architectures reflète la volonté d’OpenAI de ne pas dépendre d’une seule solution technique, une approche qui justifie des besoins de capitaux importants.

Le dilemme entre ambition technologique et pression des investisseurs

Même si l’échelle d’OpenAI reste impressionnante, la réduction de la valorisation cible montre que les investisseurs restent vigilants. La prochaine étape du financement devra concilier la nécessité de financer des projets d’infrastructure coûteux avec un marché qui revoit ses attentes de valorisation à la baisse. Le fait que SoftBank et MGX réitèrent leur participation indique une confiance continue, mais le tour n’est pas encore finalisé.

OpenAI continue de développer son offre, notamment avec des projets comme BioBasicsBench, destiné à tester des agents IA sur des données de laboratoire, et le renforcement de son parc de data‑centers malgré le contexte électoral américain. La capacité à mobiliser des ressources financières tout en adaptant sa valorisation aux conditions du marché constitue désormais un indicateur clé de la trajectoire de l’entreprise dans les mois à venir.

Une lecture à partager ?
Partager
Partager cet article
WhatsApp ↗LinkedIn ↗Facebook ↗X ↗E-mail ↗

POUR CONTINUER

Garder le fil.

Toutes les actus ↗