La version de bureau d’Arc va disparaître avant Noël, après deux années de maintenance minimale. Le développeur, The Browser Company, a déjà recentré ses efforts sur Dia, un nouveau produit qui reprend plusieurs fonctions d’Arc, dont les options d’assistance Intelligence artificielleEnsemble de techniques permettant à des machines d'accomplir des tâches nécessitant habituellement certaines capacités humaines, comme la reconnaissance, la prédiction ou la prise de décision., tout en les rendant désactivables.

Cette annonce laisse de nombreux utilisateurs en quête d’une alternative fiable. Le problème n’est pas seulement la perte d’un outil, c’est le besoin de réévaluer les critères qui comptent vraiment dans un navigateur : rapidité, consommation de ressources, respect de la vie privée, intégrations utiles et, pour certains, les fonctions d’IA intégrées.

Des options inspirées d’Arc

  • Dia reprend les meilleures fonctionnalités d’Arc et propose une interface soignée. Son point fort est la possibilité de désactiver les modules IA, ce qui convient aux utilisateurs soucieux de la charge système.
  • Zen se veut un clone d’Arc mais tourne sur le moteur Gecko de Mozilla. Cela réduit l’influence de Chromium et offre une alternative moins liée à l’écosystème Google, même si la version précédente était jugée un peu bancale.
  • Orion mise sur la légèreté et s’intègre parfaitement avec le moteur de recherche Kagi, une bonne nouvelle pour les adeptes de la recherche sans suivi.
  • Vivaldi propose une personnalisation poussée ; toutefois, son niveau de réglages peut donner l’impression de « trop de ficelles » pour ceux qui veulent simplement naviguer.
  • Helium fait le contraire : une interface minimaliste, aucune fioriture, idéale pour les utilisateurs qui veulent un navigateur qui se fait oublier.
  • Firefox continue d’évoluer, avec des choix de design récents et des options de confidentialité solides. Les fourches comme Waterfox ou Floorp offrent encore plus de personnalisation pour les passionnés.
  • Brave reste orienté vers la protection des données, même s’il impose parfois des fonctionnalités propriétaires qui ne plaisent pas à tout le monde.
  • Les navigateurs « classiques » – Chrome, Safari, Edge – sont toujours disponibles, mais chacun d’eux présente des compromis en matière de suivi ou de consommation de mémoire.
  • Sur mobile, Quiche domine les iPhone grâce à son ergonomie, tandis qu’Arc n’a jamais vraiment décollé sur Android.

Quels critères retenir ?

  1. Performance et empreinte mémoire : les navigateurs basés sur Chromium (Chrome, Edge, Brave, Dia) sont généralement rapides mais gourmands. Gecko (Zen) et les moteurs plus légers (Helium) consomment moins de RAM.
  2. Vie privée : Firefox et Brave se distinguent par leurs bloqueurs intégrés et leurs politiques de données plus strictes.
  3. Fonctions d’IA : Dia et certains forks de Chrome offrent des assistants contextuels. Si l’IA vous séduit, assurez‑vous de pouvoir la désactiver quand elle devient intrusive.
  4. Personnalisation : Vivaldi et ses dérivés permettent de remodeler l’interface à la volée, tandis que Helium propose un design épuré qui ne laisse aucune place à la configuration.
  5. Écosystème et extensions : la plupart des navigateurs supportent les extensions Chrome Web Store, mais certains, comme Zen, limitent le catalogue pour renforcer la sécurité.

Un paysage fragmenté

Le fait que tant de projets s’inspirent d’Arc montre qu’il a introduit des idées appréciées : un design centré sur le contenu, des raccourcis de productivité et des assistants IA. Mais la disparition d’Arc signifie que les développeurs doivent désormais se démarquer plutôt que de se contenter de copier.

Pour les utilisateurs qui recherchent une expérience sans fioritures, Helium ou un Firefox fork peuvent suffire. Ceux qui veulent garder les fonctions d’assistance et un design moderne pourraient se tourner vers Dia ou Vivaldi, en acceptant une empreinte plus élevée.

En pratique, le meilleur moyen de trancher est d’essayer plusieurs navigateurs pendant quelques jours, de mesurer l’impact sur la batterie et la réactivité, puis de choisir celui qui colle le mieux à votre flux de travail.

Pour l’instant, la scène des navigateurs reste fragmentée, et il faudra probablement plusieurs essais avant de trouver celui qui colle vraiment à votre façon de travailler en ligne.