Le fabricant Insta360 a revu le prix d’entrée de son drone Antigravity A1. Au lieu d’un casque FPV et d’un contrôleur de mouvement, le nouvel ensemble « Follow Me » propose une montre et un anneau, le tout pour 799 $ aux États‑Unis. Cette formule vise à TransformerArchitecture de réseau neuronal reposant notamment sur des mécanismes d'attention pour traiter des séquences de données. le drone en caméraman autonome, capable de vous suivre et de filmer vos déplacements avec le minimum d’équipement.
Un kit allégé et moins cher
Jusqu’à présent, le A1 était vendu avec un casque FPV et un contrôleur, le pack complet coûtant près de 1 599 $. En remplaçant ces deux éléments par une montre tactile et un anneau de commande, Antigravity a presque divisé le prix. La montre, qui se glisse facilement dans une poche, sert à lancer le décollage, à visualiser le flux vidéo en temps réel et à piloter le drone en cas de besoin. L’anneau, simple bouton supplémentaire, permet de démarrer ou de repositionner le drone d’une seule main.
Fonctionnement du mode « follow‑me »
L’idée est simple : le drone s’élève, vous repère sur l’écran de la montre et commence à vous suivre, tout en évitant les obstacles visibles. Un geste de la main, comme un balancement, suffit à diriger le A1 à gauche, à droite, vers le haut ou vers le bas. Des raccourcis « quick‑shot » sont accessibles depuis l’écran, et deux glissières permettent de régler manuellement la vitesse d’avancement ou la montée/descente si la trajectoire automatique devient problématique.
Ce que les tests révèlent
Lors d’une série d’essais en automne, le drone a montré une bonne capacité à garder le sujet dans le cadre, même lorsqu’on le poussait à 30 km/h à vélo ou à trottinette. La montre affiche un aperçu glissant des images, et en cas de collision, le dernier segment vidéo est rejoué automatiquement, ce qui aide à localiser rapidement l’appareil. Les nouvelles protections d’hélice, vendues séparément à 40 $, ont effectivement absorbé plusieurs impacts mineurs, laissant le drone opérationnel après quelques chocs contre des branches ou des murs bas.
Les points faibles à surveiller
Le système n’est pas encore infaillible. Trois accidents sur le parcours de test ont montré que le drone ne réussit pas toujours à contourner les fils électriques, les branches fines ou les câbles aériens. Une montée soudaine sur une colline a également désactivé le suivi, le drone estimant qu’il était trop haut et arrêtant la poursuite. De plus, la navigation tactile reste parfois lente : faire glisser les menus sur la petite écran peut prendre plusieurs secondes, ce qui nuit à la réactivité en situation dynamique.
Un autre bémol concerne le décollage et l’atterrissage. Sans passer en mode manuel, le drone refuse de se poser sur la main de l’utilisateur, obligeant à un atterrissage au sol ou à une prise de contrôle directe. Enfin, le suivi doit être initié manuellement : il faut sélectionner son icône sur la montre avant que le drone ne commence à filmer, ce qui ajoute une étape supplémentaire pour un usage réellement « hands‑free ».
Comparaison avec les concurrents
Le A1 se positionne comme une alternative pliable aux drones de type Skydio 2, qui offrent également un suivi autonome mais sont plus volumineux et plus onéreux. En termes de portabilité, la capacité du A1 à se ranger dans un sac de taille moyenne et à être lancé depuis la montre représente un avantage notable pour les créateurs de contenu mobiles. Le prix de 799 $ le place également sous la barre des 1 000 $, rendant le dispositif plus accessible aux amateurs qui souhaitent explorer la vidéo à 360 ° sans investir dans un système complet de réalité virtuelle.
Vers où se dirige la technologie ?
Antigravity promet d’améliorer le logiciel de détection d’obstacles et d’optimiser la fluidité de l’interface tactile. Si ces améliorations arrivent, le drone pourrait devenir un outil de captation quasi invisible, idéal pour les vlogs, les activités sportives ou la documentation de chantier. Le concept montre que la réduction du matériel porté peut être compensée par des algorithmes plus intelligents, ouvrant la voie à d’autres appareils qui se contenteront d’une montre ou d’un smartphone pour offrir des fonctions de suivi avancées.
En attendant ces évolutions, le kit « Follow Me » constitue déjà une proposition intéressante pour ceux qui recherchent une solution de tournage autonome à un prix raisonnable, même si la prudence reste de mise autour des obstacles aériens et des terrains accidentés.
